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Rosaire pour la Paix

Rosaire pour la Paix, prêché par Fr Manuel Rivero op et diffusé sur Radio Arc-en-Ciel lundi 14 novembre 2022.

Article mis en ligne le 15 novembre 2022

par Centre diocésain d’information

Chers amis du Rosaire, bonsoir,

Les temps sont stressants. Après avoir vécu la crise sociale des « gilets jaunes » et la pandémie avec ses vaccins et ses confinements, nous voici menacés par la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui risque de s’étendre sur le plan mondial.

Au cours de l’histoire, la prière du Rosaire a délivré l’Église de la guerre et obtenu la paix par la victoire sur ses ennemis. Pensons à la bataille de Lépante en 1571. La prière des Confréries du rosaire attira la protection divine pour atteindre la liberté et la paix.

Prions ce soir pour la paix dans le monde, dans nos familles et dans nos cœurs.

Nous allons méditer les mystères glorieux du Rosaire.

Faisons le signe de la croix, qui est le signe de notre salut par Jésus mort et ressuscité :

Au mon du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Reprenons calmement avec foi et ferveur le Credo qui résume notre foi : Credo.

Notre Père.

Trois Ave Maria. Gloire.

 Premier mystère glorieux : la résurrection de Jésus

De l’Évangile selon saint Jean 20,19s : « Le soir, ce même jour, le premier de la semaine, et les portes étant closes, là où se trouvaient les disciples par peur des autorités juives, Jésus vint et se tint au milieu et il leur dit : « Paix à vous ! » Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur dit alors, de nouveau : « Paix à vous ! » Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. » Ayant dit cela, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. »

Ressuscité d’entre les morts, Jésus donne sa Paix aux apôtres. Fruit de l’Esprit Saint, la paix représente beaucoup plus que l’absence de la guerre ; il s’agit de la plénitude de la vie de Dieu qui est amour.

Pour vivre dans la Paix, chacun doit mettre de l’ordre dans son existence, c’est-à-dire, Dieu doit occuper la première place, être le but et le dynamisme de chaque journée.

Saint Augustin définissait ainsi la paix : « La paix, c’est l’harmonie dans l’ordre ». Dieu, aimé en premier, car c’est le plus grand Bien de l’homme, et le prochain doit être aimé comme soi-même.

Un proverbe chinois reflète la sagesse et l’expérience de l’humanité : « Pas de paix dans le monde sans paix entre les peuples, pas de paix entre les peuples sans paix en famille, pas de paix en famille sans paix en moi, pas de paix en moi sans paix avec Dieu. »

Prions pour que la dignité sacrée de toute personne humaine soit respectée partout dans le monde, en commençant par nos familles.

Notre Père. Ave Maria. Gloria.
Musique : n°3. Viens Seigneur. Monastère des Dominicaines Notre-Dame de Beaufort.

 Deuxième mystère glorieux : l’Ascension de Jésus à la droite du Père

De l’Évangile selon saint Luc 24, 50s : « Jésus emmena ses apôtres jusque vers Béthanie, levant les mains, il les bénit. Et il advint comme il les bénissait, qu’il se sépara d’eux et fut emporté au ciel. Pour eux, s’étant prosternés devant lui, ils retournèrent à Jérusalem en grande joie, et ils étaient constamment dans le Temple à louer Dieu. »

Avant de monter à la droite de son Père, Jésus bénit les apôtres. Bénir veut dire du point de vue étymologique « dire du bien ». Quand Dieu dit il fait. Quand Dieu bénit il donne et il se donne.

En bénissant les apôtres, Jésus leur donne la Vérité et l’Amour.

Le Psaume 85 nous donne de chanter : « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent. » Pas de paix sans justice, pas d’amour sans vérité. Jésus, « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14) nous accorde à son Père et à nos frères.

Le saint Pape Paul VI nous exhorte à changer de mentalité : « Nous devons nous habituer à penser d’une manière nouvelle l’homme. D’une manière nouvelle aussi la vie en commun des hommes. »

Prions le Seigneur Jésus de nous donner un esprit nouveau et un cœur nouveau, afin de devenir artisans de paix, loin de la logique puérile de la guerre et de la domination.

Notre Père. Ave Maria. Gloire.

Musique : n°7. A celui qui nous aime. Monastère des Dominicaines Notre-Dame de Beaufort.

 Troisième mystère glorieux : la Pentecôte

Des Actes des apôtres 2,12s : « Alors, du mont des Oliviers, les apôtres s’en retournèrent à Jérusalem ; la distance n’est pas grande : celle d’un chemin de sabbat. Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C’étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques, fils d’Alphée et Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères. »

Au Cénacle, les apôtres avec Marie attendent la force de l’Esprit Saint promis par Jésus ressuscité. Ils prient dans la communion.

En pleine guerre du Vietnam, le 4 octobre 1965, Paul VI avait déclamé en français un discours retentissant aux Nations Unies, c’était un appel à la paix et à la dignité humaine : « Jamais plus les uns contre les autres, plus jamais ! Plus jamais la guerre, jamais plus la guerre ! »

De son côté, le saint Pape Jean-Paul II avait déclaré en 2003 que la guerre est toujours « une défaite de l’humanité ».

Le Saint-Siège, personne morale représentant le pape et la curie romaine, sujet de droit international, entretient des relations diplomatiques dont nous pouvons être fiers.

Le Saint-Siège est membre observateur des Nations Unies depuis 1964, membre à part entière de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

L’Église catholique soutient la charte des Nations Unies qui interdit en principe de résoudre par les armes tout conflit entre États, hormis l’autodéfense légitime en cas d’attaque.

L’écrivain français Paul Valéry (+1945) affirmait : « La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent, mais ne se massacrent pas. »

« La violence commence là où le dialogue s’arrête », selon l’expression d’Hannah Arendt.

Le Pape François propose le dialogue malgré les oppositions et les critiques. Il prêche le dialogue comme solution aux conflits.

Prions pour que le dialogue éclaire nos familles, nos paroisses et nos peuples.

Notre Père. Ave Maria. Gloire.

Musique : n°11. Béni le fruit divin. Monastère des Dominicaines Notre-Dame de Beaufort.

 Quatrième mystère glorieux : l’Assomption de la Vierge Marie au Ciel et son couronnement comme Reine de la création

De l’Évangile selon saint Jean 2, 1s : « Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Or, il n’y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. »

La Vierge Marie nous apprend à prier avec foi dans un esprit d’abandon à la volonté de Dieu. Elle ne demande rien pour elle. À Cana, la Mère de Jésus intercède pour les nouveaux époux sans qu’il y ait demande expresse. Sa prière anticipe les problèmes : « Ils n’ont pas de vin ».

Disons merci à la Vierge Marie qui présente nos besoins à son Fils Jésus même quand nous ne prions pas. Que de grâces avons-nous reçues à travers son intercession maternelle sans nous en apercevoir !

Notre Père. Avec Maria. Gloire.

Musique : n° 15. Sur tes murailles. Monastère des Dominicaines Notre-Dame de Beaufort.

 Cinquième mystère glorieux : Le Jugement dernier

De l’Évangile selon saint Matthieu 24 : « Veillez ! (…) car c’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme va venir. »

Happés par l’offre d’informations incessantes dans les médias (télévision, radio, portable), nous risquons de devenir des drogués, addicts au changement et au défilement des événements médiatiques.

Jésus vient nous relever la tête : « Veillez ».

Veillez à défendre la paix avec des arguments. Au XVIe siècle, le frère dominicain, Francisco de Vitoria, considéré comme le fondateur du droit international, précisait déjà qu’une guerre pour être considérée juste ne doit pas provoquer plus de maux dans la violence déployée que les biens attendus par le déclenchement de la guerre.

Il est devenu très difficile de justifier une guerre compte tenu de la puissance destructrice des armes.

Quand pouvons-nous parler de « légitime défense » ?

Selon la doctrine sociale de l’Église, il n’est légitime de se défendre par les armes que dans quelques conditions clairement établies. Seuls les organismes auxquels a été confiée la préservation du bien commun peuvent décider si ces conditions sont remplies. Quatre critères sont particulièrement significatifs :

1. Le dommage causé par l’agresseur doit être clairement établi, significatif et durable.
2. Que tous les autres moyens de mettre fin au conflit ou de revenir en arrière se soient avérés inefficaces. Que toutes les options pacifiques pour trouver une issue au conflit aient été épuisées.
3. Les conséquences de la défense armée ne doivent pas être pires que les dommages causés par l’agresseur. Ici, les épouvantables conséquences des armes de destruction massive doivent être prises en considération.
4. La défense doit avoir une chance réaliste de succès.

Demandons au Messie, le Prince de la Paix, de nous préserver de la guerre et de la guerre atomique.
Veillons à transmettre aux nouvelles générations le sens de la justice, du dialogue et de la paix.

Notre Père. Ave Maria. Gloria.

Musique : n°19. Psaume 4-133. Monastère des Dominicaines Notre-Dame de Beaufort.

***

À la veille de la fête de saint Albert le grand, dominicain du XIIIe siècle, patron des scientifiques, prions le Seigneur de nous accorder la science non de la guerre mais de la paix.

Seigneur Dieu, tu as voulu que l’évêque saint Albert mérite le nom de grand pour avoir concilié sagesse humaine et foi divine ; accorde-nous, à l’école d’un tel maître, de parvenir, à travers les progrès des sciences, à te connaître plus profondément et à t’aimer davantage. Par Jésus-Christ…

Bénédiction : Visite nos maisons, Seigneur, et repousse loin d’elles toutes les embûches de l’ennemi ; que tes saints anges viennent les habiter pour nous garder dans la paix et que ta bénédiction demeure sur nous à jamais, par Jésus-Christ…
La prière de ce soir a été animée par Laura, Lauviette, Gilles et le frère Manuel, dominicain.

Informations : musique Monastère des Dominicaines Notre-Dame de Beaufort.
Musique : n° 24. Salve.
N°23. Tropaire à saint Dominique.


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