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Sœur Marie Solange
« Enfin, je vais dire à tous que j’appartiens à cette grande famille religieuse »

Témoignage de Sœur Marie Solange des Filles de Marie dans le cadre de sa profession perpétuelle le 2 juin

Article mis en ligne le 31 mai 2024

par Centre diocésain d’information

Le désir d’être une religieuse habite le cœur de Solange depuis l’enfance. À la question « Que veux-tu faire quand tu seras grande ? », elle se souvient d’avoir toujours répondu : « Religieuse ! ». Malgré les moqueries de quelques camarades à l’époque qui la rendaient triste, les années qui défilent, les attaches familiales et culturelles, son désir de choisir la vie religieuse ne flétrit pas. Solange est la 4e d’une fratrie de 5 enfants et grandit dans une famille chrétienne pratiquante à Antsirabe, 3e plus grande ville de Madagascar située à 170 km au sud d’Antananarivo sur les hautes terres (à 1500 m d’altitude).

Un signe fort

Elle a 10 ans lorsqu’elle assiste aux vœux perpétuels d’une religieuse. Un geste liturgique réalisé au cours de la cérémonie recouvre son cœur du sceau de l’appel. Celui du rite solennel de la prostration qui consiste à s’étendre de tout son long sur le sol en signe de l’abandon total de sa vie à Dieu pendant la litanie des Saints, puissants intercesseurs sollicités pour aider la personne dans son ministère. « J’ai été marquée par ce geste d’humilité et de donation toute entière à Dieu, et aussi attirée… Je me disais au fond, pourquoi pas moi ? ».
Jeune fille, Solange rejoint le groupe vocationnel de sa paroisse où jusqu’à ses 18 ans, elle participe tous les mois à des rencontres de discernement avec une cinquantaine d’autres garçons et filles. Plusieurs familles de religieuses, religieux, prêtres viennent leur parler de leur vocation.

Fière d’être une Fille de Marie

« Je suis très attirée par les Filles de Marie, par leur charisme et la spiritualité de la fondatrice », témoigne sœur Marie Solange, en particulier cette intuition révolutionnaire de mettre sur un pied d’égalité les filles blanches et les filles noires ou métis dans la congrégation. « Je veux vivre la libération, enlever les barrières qui peuvent se dresser entre religieuses ayant trait aux différences culturelles ou de personnalités ». En effet, les Filles de Marie à La Réunion accueillent des femmes originaires de Tanzanie, du Rwanda, du Kenya, du Congo, de Rodrigues, de Maurice, des Seychelles, de Madagascar… Et même si elles sont nombreuses à venir de l’île Rouge, elles ne proviennent pas de la même région et ne parlent pas le même dialecte. « Mais nous avons toutes la même carte d’identité, celle des Filles de Marie », dit fièrement sœur Marie Solange.

« Ai-je bien choisi cette vie ? »

Côté formation professionnelle et religieuse, les deux se mêlent pendant des années avant l’étape de la profession perpétuelle. Sœur Marie Solange a obtenu son Bac et réalisé un stage dans une école à Madagascar avant d’arriver à La Réunion en 2012. Elle a été envoyée en mission à la Rivière des Pluies, à l’école Sainte Madeleine pour faire le catéchisme et l’accueil périscolaire, en plus d’une présence dans la paroisse. Elle ira ensuite à l’école Sainte Vivienne de Quartier Français avant de faire une pause pour préparer son CAP petite enfance. En 2021, elle est appelée à la crèche Notre-Dame des Enfants à Saint-Denis et s’engage dans le temps de formation pour les vœux perpétuels en juillet 2023, 8 ans et demi après avoir prononcé ses vœux temporaires. « C’est un moment important de discernement pour faire le point, ai-je bien choisi cette vie ? », est invitée à se questionner la religieuse comme toutes celles qui se préparent à prononcer leurs vœux perpétuels. Dernière mission en date pour la Sœur à la cathédrale de Saint-Denis avec l’accueil et l’écoute des visiteurs, l’animation des messes et le secrétariat.

« Le Seigneur ne me laisse jamais seule »

Les obstacles qui peuvent survenir dans la vie, notamment ceux liés aux incompréhensions entre sœurs, n’effraient pas la religieuse, ni ne recouvrent sa joie profonde au seuil de son engagement total. « Le Seigneur ne me laisse jamais seule, je peux toujours avancer avec la grâce de Dieu, l’aide de mes sœurs, mon confesseur, mon accompagnateur ou ma responsable », fait-elle savoir. Elle nous fait part de sa devise, telle une boussole spirituelle, tirée d’Ésaïe 41, 10-13 : « N’aie pas peur, je suis avec toi. Ne regarde pas autour de toi avec inquiétude. Oui, ton Dieu, c’est moi. Je te rends fort, je viens à ton secours et je te protège avec ma main puissante et victorieuse ».

« C’est une belle vie ! »

Que ressent-elle à la veille de prononcer ses vœux définitifs ? « Une grande joie car, enfin, je vais dire à tous que j’appartiens à cette famille religieuse. Je suis heureuse. Priez pour que l’Esprit Saint me guide dans tout ce que je fais, mes missions et mon travail. Et je voudrais dire aux jeunes filles qui voudraient être religieuses : « N’ayez pas peur de vous laisser choisir par Dieu et de vous engager dans la vie de religieuse car c’est une belle vie, une vie dans laquelle il y aura toujours Quelqu’un à vos côtés pour vous aider dans les difficultés » ».

E. T., Diocèse de La Réunion


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