Ouverture du conseil de congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny

lundi 27 avril 2015
par  Françoise Adam de Villiers

Une soixantaine de sœurs de Saint-Joseph de Cluny, venues du monde entier, ont ouvert ce dimanche 26 avril, en présence de Mgr Gilbert Aubry, leur conseil de congrégation à la communauté des Brises (La Montagne). Une rencontre qui se déroule traditionnellement tous les six ans et, pour la première fois, à La Réunion.

Pourquoi les responsables de cette congrégation internationale, implantée dans de nombreux pays d’Europe, d’Amérique, d’Asie, d’Afrique et d’Océanie ont-elles choisi de se retrouver en Océan Indien et plus précisément sur notre petite île ? Parce que La Réunion a été la première fondation ad extra des Sœurs de Cluny.

Un rêve… un appel

A priori, rien ne destinait cette congrégation fondée par une jeune Bourguignonne, Anne-Marie Javouhey, et dédiée à l’éducation des enfants pauvres, à devenir missionnaire. Rien… si ce n’est un rêve, resté inexpliqué pendant plus de quinze ans : Anne-Marie Javouhey s’y voyait entourée d’enfants noirs et métis. Aussi, lorsqu’en 1816 l’intendant de Bourbon, Richemont Desbassyns, intéressé par la méthode d’enseignement qu’elle promeut (méthode Lancaster, dite « de l’enseignement mutuel »), lui fait part de son intention d’ouvrir dans l’île deux écoles pour les filles pauvres, elle fait tout de suite le rapprochement et propose ses services.

C’est ainsi que les quatre premières sœurs de Cluny, tout juste sorties du noviciat, débarquent à Bourbon le 28 juin 1817. Ce qui fait de cette congrégation la plus ancienne présente dans le diocèse : elle fêtera d’ailleurs le bicentenaire de sa présence sur l’île en 2017.

Mettre l’homme « debout »

La congrégation est animée par le désir de mettre l’homme « debout » partout où les sœurs sont envoyées. Les « Cluny », comme on les appelle affectueusement, ouvrent ainsi à La Réunion les premières écoles publiques, participant à l’éducation de nombreux enfants. Elles fondent les premiers dispensaires, des écoles ménagères, l’ouvroir de Cilaos. Plus récemment, elles accompagnent les familles de prisonniers dans l’association Prends un asseoir. Et au fil des ans, de nombreuses jeunes Réunionnaises, attirées par le témoignage des sœurs, choisissent de suivre le Christ en rejoignant cette congrégation.

Aujourd’hui, quarante-trois sœurs, réparties en huit communautés, résident dans le diocèse et la congrégation y conserve la tutelle de seize établissements scolaires privés catholiques.

S’écouter, débattre, discerner…

C’est donc dans ce « premier lieu de mission » que les responsables ont décidé de tenir cette année leur conseil de congrégation. Point d’étape entre deux chapitres (assemblées générales), celui-ci se penchera d’abord sur le passé, évaluant l’avancée des orientations et décisions prises trois ans plus tôt : une relecture de l’histoire de « Cluny » dans le monde et à La Réunion. Il s’agira ensuite de discerner sur quels chemins nouveaux l’Esprit Saint appelle la congrégation et de décider quelles pistes pourront être suivies, et comment.

Écoute et débats, seront donc au programme des « congrégationnistes » jusqu’au 12 mai. Pour aider aux échanges qui se dérouleront en quatre langues (français, anglais, espagnol, portugais), des sœurs traductrices seront à l’œuvre. Et toutes les sœurs de la communauté des Brises, en union avec les « Cluny » du monde entier, porteront dans leur prière le bon déroulement de ce conseil de congrégation.

Photos : Laura Bassetti.

Des nouvelles du conseil de congrégation sur le blog javouhey.eklablog.fr


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