Le Secours catholique tire la sonnette d’alarme : ses chiffres montrent de plus en plus de personnes aidées

jeudi 6 novembre 2014
par  Evelyne Gigan

À une semaine de sa quête nationale et comme tous les ans, le Secours catholique rend publiques ses statistiques d’accueil. Et le constat de l’association est sans appel : de plus en plus de personnes en difficulté viennent taper à sa porte. En 2013, le Secours catholique a aidé 3500 familles, un nombre qui a augmenté de 17% en un an.

Plus d’un ménage sur deux connait des impayés liés à son habitat (facture d’eau ou d’électricité, loyer...) contre un sur cinq sur le plan national. La part des familles monoparentales est aussi plus élevée ici qu’au niveau national (36% contre 30%). D’autre part, il y a de plus en plus de personnes âgées, elles représentent 9% du public aidé.

Des revenus en baisse

Le revenu moyen des ménages ayant bénéficié de l’aide du Secours catholique a diminué, il est passé de 590 euros en 2012 à 529 euros en 2013. Et l’association rencontre de plus en plus de monde qui peine à finir le mois. 61% de personnes vivent des transferts sociaux. 21% travaillent et touchent des transferts sociaux.

93% des ménages aidés ont un logement stable (loyer ou propriété). On note aussi parmi ces personnes une hausse du nombre de propriétaires (21% contre 5% au niveau national). Ceux qui louent doivent s’acquitter de 198 euros en HLM et de 324 euros dans le locatif privé, une fois l’Aide personnalisée au logement (APL) versée.

Interpeller le président, la société et les collectivités locales

Ce soir, le Secours catholique aimerait interpeller le Président de la République lors son intervention télévisée. La question serait de savoir ce qu’il a l’intention de faire pour redonner de l’espérance aux personnes défavorisées.

« Pour ce faire, on aimerait, précise Marie-Louise Ferdinand, qu’il y ait une refondation du système social afin que tout le monde puisse en bénéficier pour qu’il n’y ait plus personne sur le bord du chemin ».

Cette association d’utilité publique souhaiterait que la société de son ensemble puisse se mobiliser pour recréer du lien social. « Nous sommes des êtres de parole, si on ne peut pas partager, estime Marie-Louise Ferdinand, on perd de notre essence ».

Enfin le Secours catholique s’inquiète de voir les aides apportées aux plus démunis diminuées de plus en plus dans le budget des collectivités locales. Ne devrait-on pas au contraire apporter une attention toute particulière à ceux qui en ont le plus besoin ?


Documents joints

Marie-Louise Ferdinand, présidente du Secours (...)
Marie-Louise Ferdinand, présidente du Secours (...)

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