La « Nuit des églises » s’invite à la Possession

lundi 8 juillet 2013
par  Sonia Delecourt

Les Possessionnais ont été bien étonnés de voir leur église ouverte et éclairée le samedi 6 juillet de 20h00 à 23h00, et pour cause, l’église Notre-Dame de l’Assomption participait à « la Nuit des églises ».

La manifestation, proposée par la revue Narthex.fr, dédiée aux arts sacrés, au patrimoine et à la création contemporaine et placée sous l’égide de la Conférence des évêques de France a vue le jour en 2011. Son but : « Ouvrir des édifices chrétiens qui sont fermés ou très peu ouverts en s’adressant en priorité aux communautés chrétiennes locales et aux habitants afin de leur faire redécouvrir la richesse et la beauté de leur église »,expliquait le père Gilles Drouin, curé d’Étampes (91) et membre du comité de pilotage de la « Nuit des églises ».

Cette manifestation est également l’occasion pour ceux qui n’entrent jamais dans les églises et qui en ignorent à peu près tout de découvrir le bâtiment et quelques éléments de notre foi. Tout le monde est invité à entrer, averti ou non. C’est à nous, chrétiens, de faire découvrir au plus grand nombre le sens du patrimoine existant". Source (http://www.narthex.fr/nuit-des-eglises). La manifestation avait l’année dernière rassemblée plus de 50 000 visiteurs dans près de 400 églises.

Cette année, l’église Notre-Dame de l’Assomption, à la Possession est la première église des DOM-TOM à participer à la « Nuit des églises ». Un coup d’essai qui s’est révélé être un véritable succès. « Tout est parti des jeunes de la paroisse qui souhaitaient faire une soirée de louange, précise Isabelle Parrini, l’une des organisatrices de la soirée. J’avais vu il y a deux ans une affiche de »la Nuit des églises« dans une paroisse en Métropole, et je me suis dit pourquoi ne pas utiliser »la Nuit des églises« comme support pour le projet des jeunes. » En un mois, l’équipe commande les affiches et met en place la manifestation. « On avait envie d’offrir cette soirée poursuit Isabelle Parrini. On a fait appel aux paroissiens pour montrer qu’il ne s’agissait pas du projet des jeunes, mais de toute une paroisse. Cette entraide entre génération et personnes d’horizons divers a été très enrichissante. »

Dès leur arrivé, les visiteurs sont accueillis par les paroissiens. « Bonjour et bienvenu », voilà qui surprend. « C’est notre premier atelier, précise Isabelle Parrini. Notre atelier phare. L’atelier à soigner qui nous permet d’accueillir les gens tels qu’ils sont avec notre sourire, notre foi, notre amour que nous avons reçus de Dieu »

À l’intérieur de l’église toute illuminée, différents ateliers sont installés. Le premier qui interpelle le visiteur est l’atelier fresque. « Nous arrivons, nous sommes tous une étoile qui étincelle dans la nuit, explique Isabelle Parrini. Nous avons chacun notre lueur, notre lumière. En mettant notre nom sur cette étoile et en la collant sur la fresque, elle se retrouve toute illuminée. C’est la représentation de ce que l’on est. Tous ensemble, on peut éclairer l’Église. Seul chacun dans son coin, on ne peut pas grand chose. C’est une manière de montrer que quand on est ensemble, on peut avancer. On a rajouté des couleurs sur la fresque pour montrer notre diversité. »

À coté, un autre atelier a été mis en place pour mettre en valeur les dix vitraux de l’église. Pris en photo, puis transformé en puzzle, les visiteurs n’ont plus qu’à faire travailler leur mémoire pour les reconstituer. Une manière comme une autre d’attirer leur attention sur ce qu’ils voient sans vraiment le voir, de forcer leur regard à rechercher les détails sur les vitraux, à rechercher ce qu’ils représentent, et à se poser des questions sur le message que l’artiste a voulu faire passer.

Un atelier chemin de croix était également proposé afin de permettre aux visiteurs d’aller à la découverte du chemin de croix grâce à un questionnaire. À l’entrée de l’église, l’atelier « acte de foi » invitait les participants en allumant une bougie à prier pour une personne, une situation, un pays et à déposer le lumignon devant l’autel. Chaque participant était ensuite convié à pécher une parole de la Bible dans la « barque de la foi ». De leur côté, les jeunes ont assuré toute l’animation de la soirée, enchaînant chants et ambiance musicale.

À côté des ateliers fixes, étaient également mis en place des ateliers mobiles, afin de permettre à tous de s’exprimer. « Nous avions deux ateliers temporaires, explique Isabelle Parrini. Nous avons proposé deux petites saynètes qui ne demandaient pas de mémorisations. Nous avons proposé aux personnes présentes qui acceptaient de participer de se présenter le soir même. Deux saynètes qui se passent après la résurrection et qui font s’affronter deux mondes. Le monde de Jésus avec le centurion de l’armée Romaine et Marie de Magdala, et le monde contemporain avec des journalistes. Les questions des journalistes au centurion et à Marie de Magdala nous apportent quelques réponses et peuvent nous amener à nous questionner. »

Les visiteurs ont également pu aller à la découverte de l’histoire de leur église à travers un diaporama, mais également grâce à un livre créé par les catéchistes.

Enfin, un livre d’or était à la disposition des visiteurs pour leur permettre de laisser leurs impressions.

Cette année encore « La nuit des églises » a séduit. Plus de deux cent personnes se sont rendues à l’église Notre-Dame de l’Assomption, une église qui faisait partie des 650 église inscrites.

Avis aux amateurs : « La nuit des Églises » a lieu chaque année le 1er week-end de juillet. Pour toutes informations, rendez-vous sur le site http://www.narthex.fr/nuit-des-eglises


Documents joints

Comment est né ce projet de soirée. Réponses (...)
Comment est né ce projet de soirée. Réponses (...)
Présentation des ateliers par Isabelle (...)
Présentation des ateliers par Isabelle (...)

Annonces

Messes du dimanche

JPEG - 68.1 ko