Anny-Claire Babillon : « La Rencontre mondiale des familles m’a confortée dans mon chemin de vie »

jeudi 8 octobre 2015
par  Laura Bassetti

La 8e Rencontre mondiale des familles a rassemblé plus d’un million de personnes à Philadelphie aux États-Unis, fin septembre. Le pape François y a notamment appelé à la préservation des valeurs familiales. Parmi les fidèles venus à sa rencontre, Anny-Claire Babillon, présidente de l’AFC (association familiale catholique) Saint-Joseph Ouvrier à Saint-Denis. Elle fait le bilan.

Anny-Claire Babillon, comment avez-vous préparé ce voyage ?

Grâce à l’organisation des AFC, nous étions logés et nourris en famille d’accueil. Je suis partie avec mon mari Arnaud, et mon fils Yves, 22 ans. Une belle expérience. Avec nos hôtes, les échanges ont été très chaleureux et détendus. Par exemple, ils nous disaient que si nos enfants trouvaient que la messe était triste, il fallait simplement changer de paroisse !

Qu’avez-vous retiré de cette expérience ?

J’attendais davantage de rencontres avec des familles d’horizons divers ; la langue est une vraie barrière. Nous étions plutôt orientés vers les conférences. Personnellement, j’en ressors confirmée dans mon chemin de vie et dans mon implication à l’AFC Saint Joseph Ouvrier. Le message fort de cette rencontre était « L’amour est notre mission ». Ce message est vraiment le seul qui me fait avancer. S’il n’y a pas d’amour, il ne peut y avoir autre chose autour. Et qui est le mieux placé pour représenter l’amour ? Jésus et son Père. Tant qu’il y aura l’amour, il y aura l’espérance.

Ce voyage a-t-il eu des répercussions auprès de votre entourage ?

Avant la rencontre, des nièces m’ont questionnée : pourquoi allais-je à cette rencontre mondiale ? J’ai répondu : « Parce que je veux voir si ce que je fais correspond bien à ce pourquoi je suis sur cette terre ». Elles ont ensuite demandé : « Pourras-tu nous diffuser les informations ? »

Pour moi, c’est merveilleux. Ce sont des jeunes gens qui ne pratiquent plus. Ça m’a interpellée : que pourrais-je leur donner en échange alors que nous sommes si éloignés géographiquement ? Communiquons par Facebook, m’ont-elles dit ! Ce n’est pas un problème pour moi ; les AFC ont leur page Facebook. Et je me suis aperçue qu’elles faisaient tourner mes informations. C’est là notre rôle. Diffuser les messages importants. Les jeunes sont l’avenir ; or, ils s’éloignent. Mon fils me dit que les paroles de la Bible ne sont pas cohérentes avec les actes de tous les jours. Les jeunes veulent qu’on soit vrais, dans les discours et dans les actes ; ils recherchent cette vérité. Nous devons leur donner le bon exemple, en accordant nos paroles et nos actes.

Comment allez-vous diffuser ce message au niveau des AFC ?

Je vais établir un compte-rendu de chaque conférence et le distribuer dans les AFC, à charge pour elles d’approfondir ces informations. Je suis prête à aller vers les autres, les chercher là où ils sont, comme nous le demande le pape.

Qu’avez-vous pensé du discours de clôture du souverain pontife ?

Il redonne confiance. Il nous appelle à rester vigilant et nous conforte dans la pensée que la famille est vraiment le socle de la société. Il nous appelle à nous rassembler, à nous unir, à conforter nos liens.

Pensez-vous que cette rencontre ramènera des gens vers l’Église catholique ?

À l’issue de la rencontre, mon fils m’a dit : « J’ai demandé à mon copain Guillaume de m’envoyer un texto quand il ira à la messe, comme ça, je viendrai avec lui. Et Henri veut nous y rejoindre ». Je me dis que si ça bouge à un petit niveau, qu’en sera-t-il avec le million de fidèles ayant participé à la rencontre ? Si chaque personne venue à Philadelphie peut ramener à l’Église trois ou quatre proches, ça serait formidable. Tout commence dans la famille.

- Blog AFC Saint-Joseph Ouvrier : dkadet.unblog.fr

- Page Facebook : Association Familiale Catholique des Camélias


Annonces

Messes du dimanche

JPEG - 68.1 ko